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mercredi 27 mars 2019
NaturaList sur iOS

La version de NaturaList pour iOS est pleinement fonctionnelle. Bien que simplifiée par rapport à celle qui fonctionne sur Androïd, elle permet la saisie sur le terrain de vos observations et facilite ainsi leur transmission.

Développée depuis près de deux ans, la version de NaturaList pour iPhone a été testée sous toutes ses coutures par un panel de 500 utilisateurs. La version proposée est donc parfaitement stable. Dans l'attente qu'Apple valide définitement sa mise à disposition sur App Store, Faune-France vous propose de bénéficier de NaturaList en avant première en vous inscrivant vous aussi en tant que testeurs. La version mise à disposition sera renouvellée tous les trois mois.

Si vous êtes intéressés, il vous suffit de suivre le lien proposé avec votre mobile. Attention, le nombre de testeurs est limité à 2.500 personnes : https://testflight.apple.com/join/Nzs2eWE3

Bonnes observations à tous !

posté par Pierre Réveillaud
 
mardi 26 février 2019
Oiseaux
Appel à bénévoles : observatoire rapaces nocturnes en 86

Dans le cadre de l’observatoire rapaces nocturnes réalisé cette année en Nouvelle-Aquitaine, cinq carrés sont tirés au sort par département. Ce tirage aléatoire a généré en 2019 un secteur dans le nord du département de la Vienne à Bournand près de Loudun (voir carte en pièce jointe).

Nos partenaires de la LPO Poitou-Charentes délégation Vienne recherchent activement une équipe pouvant assurer le suivi de ce carré situé aux confins du Richelais et du Chinonais, et sollicitent l'appui du réseau bénévole de Touraine. 

Pour plus de renseignements ou proposer votre aide, merci de vous manifester auprès de Thomas Chevalier

 

Illustration : Chevêche d'Athéna au coucher du soleil - Romain Claudepierre

 

Document à télécharger :  861724oBASSES2019-2430.jpg
posté par Pierre Réveillaud
 
mardi 12 février 2019
Oiseaux
Synthèse du comptage Wetlands 2019

Voici le bilan détaillé du comptage Wetlands 2019.

 

Le nombre total d’oiseaux recensés cette année est le plus important jamais obtenu en Touraine. Avec  82 419 oiseaux, il rend même crédible l’hypothèse jadis utopique de dépasser un jour les 100 000 !

 

Évidemment, ce nombre ne traduit aucune autre réalité que celle d’une pression d’observation en augmentation constante au fil des ans. Malgré une situation contrastée selon les espèces, la masse globale des oiseaux d’eau n’est probablement pas en hausse, quoique la douceur grandissante des hivers favorise peut-être des régions comme la nôtre. C’est essentiellement la prise en compte systématique associée à une meilleure connaissance des rassemblements de vanneaux huppés et de pluviers dorés qui permet de crever les plafonds des années passées. En effet, ces deux espèces comptent pour près de 80 % du total des oiseaux inventoriés, avec cette année des effectifs particulièrement impressionnants puisque près de 42 000 vanneaux et 23 000 pluviers ont été dénombrés dans les plaines tourangelles. Autant dire une part non négligeable de la population hivernante ouest-européenne.

 

Parmi les « vrais » oiseaux d’eau, on relève également quelques nouveaux records dont les plus notables concernent principalement comme chaque année les hérons blancs. Le garde-bœufs double son précédent record avec 510 individus recensés et la grande aigrette ne passe pas loin d’en faire de même avec 408 oiseaux dénombrés contre 236 pour le précédent record.

 

Plus surprenant, le canard colvert fournit 6 446 individus, contre seulement 4 303 pour le précédent record, et surtout le grèbe castagneux rassemble 189 spécimens, loin devant le maximum précédent de 85 oiseaux obtenu en 2015.

 

Plus modestement et conformément aux impressions ressenties sur le terrain, on relève également des hausses sensibles d’effectifs pour le canard souchet (65 individus) et le fuligule morillon (51), mais qui ne vont pas jusqu’à faire tomber les vieux records. Les baisses les plus notables sont enregistrées chez le fuligule milouin (680) et la sarcelle d’hiver (366), et s’accompagnent d’une redistribution spatiale notable des populations.

 

Le comptage des grands cormorans au dortoir qui s’effectue traditionnellement le même week-end que le comptage Wetlands montre une légère hausse des effectifs, avec 1 572 oiseaux dénombrés contre 1436 en 2018.

 

Une seule nouvelle espèce fait son apparition pour la première fois lors d’un comptage Wetlands : le balbuzard pêcheur, dont un individu est observé sur la Loire à la Chapelle-sur-Loire. Quelques autres espèces peu fréquentes nous gratifient de leur présence, parfois en effectifs non négligeables. C’est le cas de la nette rousse, qui fournit 10 oiseaux tandis que 4 garrots à œil d’or sont répertoriés.

 

La LPO Touraine tient à remercier la soixantaine de participants mobilisés et vous donne rendez-vous l’année prochaine avec un objectif à 6 chiffres : 100 000 !

 

Julien Présent

 

Photo: canard souchet ©Nidal Issa

posté par Julien Présent
 
lundi 11 février 2019
Oiseaux
Saisie par listes complètes : comment faire?

Qu'est-ce qu'une liste complète ?

Une liste complète est une liste contenant toutes les espèces que vous avez identifiées en un lieu et une période donnés (par exemple, pendant une heure d'observation).

Il ne s’agit pas d’inventorier toutes les espèces présentes sur votre site d’observation (ce serait très difficile) mais bien de noter celles que vous avez été capable d’identifier. C’est la liste complète de ce que vous avez observé et déterminé.

Pourquoi les listes complètes sont-elles si précieuses ?

Contrairement aux données isolées, les listes complètes non seulement nous renseignent sur les espèces observées à un endroit et à un moment précis, mais également sur celles qui n’ont pas été détectées. Grâce à cela, nous pouvons établir la fréquence relative d’apparition dans l’espace et dans le temps des différentes espèces d’oiseaux et étudier très précisément leur phénologie. En outre, les listes apportent de précieux éléments sur la pression d’observation (le temps passé à prospecter, élément de connaissance décisif pour analyser les données).

Comment pouvez-vous donner encore plus de valeur à vos listes complètes ?

  • Un lieu, une liste : Faites des listes à partir d'un seul point ou si vous vous déplacez de moins d’1 km. Au-delà, il vaut mieux faire plusieurs listes consécutives. Attention, ne pas faire de listes lors de vos déplacements en vélo, en voiture ou en train ! Si vous faites une longue marche, divisez-la en petites sections (<1 km) et dressez une liste dans chaque section, ou de temps en temps à l’occasion de petites pauses.
  • Le plus possible : Faites des listes aussi souvent que vous le pouvez ! Une liste de 10 minutes est parfaite, jusqu’à une ou deux heures. Au-delà il est préférable de faire des listes consécutives.
  • Quantifier, la clé du succès : Il faut indiquer le nombre d'individus de chaque espèce que vous avez détectée. Il convient ici de noter un chiffre réel de contact, même s’il y a évidemment bien plus d’oiseaux que ce que vous avez vu. Cela n’est pas grave.
  • Toutes les semaines ? Il est très intéressant de faire des listes au même endroit tout au long de l'année. Par exemple, faites une liste hebdomadaire de votre site d’observation préféré.
  • Partout : Essayez de créer des listes partout où vous allez. Disposer d’une bonne couverture géographique est très important pour pouvoir analyser les données !
  • Convaincre : Si vous avez des amis qui ne font toujours pas de listes complètes, expliquez-leur pourquoi elles sont si utiles et expliquez-leur à quel point il est facile de les créer. Plus les observateurs qui en fournissent sont nombreux, plus elles prennent de la valeur et renforcent l’intérêt des vôtres.

Comment procéder ?

La saisie des listes sur Visionature est très simple !

  • Sur Faune-Touraine, Faune-France... il faut choisir l'option "remplir une liste d'espèces pour ce lieu-dit". Ce tuto vous présente la marche à suivre : Saisie des listes sur Faune-France
  • Sur NaturaList, vous avez deux options :

-  par liste sur le terrain, vous pointez en temps réel chaque observation. Ce type de liste sert à faire des inventaires sur ponts fixes sur un pas de temps assez court (5 ou 10 minutes) : Saisie par liste sur le terrain

-  par liste plus tard, c’est l’option la plus simple. Vous listez l’intégralité des observations sans avoir à les pointer précisément : Saisie par liste plus tard

Sur NaturaList, le nouveau petit bouton (+) jaune, en bas à droite de l'écran, vous permet d'accéder directement au menu de choix.

Besoin de précisions, contact : pierre.reveillaud@lpo.fr

Légende de l'image : vous avez un point d'observation favori? Pourquoi ne pas y faire une liste complète à chacune de vos sorties, plutôt que de noter isolément toutes vos observations, comme celle de cette grande aigrette et mouette rieuse? ©Didier Barraud

posté par Pierre Réveillaud
 
dimanche 20 janvier 2019
Oiseaux
Samedi 26 et dimanche 27 janvier : Tous au jardin pour compter les oiseaux !

Quels sont les oiseaux présents dans votre jardin cet hiver ? Les scientifiques souhaitent le savoir pour en apprendre plus sur les espèces d’oiseaux qui visitent les jardins en hiver. Tous les observateurs sont donc invités à consacrer 1h de leur week-end à compter es oiseaux.

Que se passe-t-il cet hiver dans les jardins ?
Cette année, à l’inverse de l’hiver passé, les oiseaux semblent moins présents aux mangeoires dans les jardins. Pour le moment, peu de pinsons du Nord, bouvreuils pivoines, verdiers d’Europe ou encore grosbecs casse-noyaux ont été signalés en Indre-et-Loire.

Pour en savoir plus sur l’affluence des oiseaux aux mangeoires et sur tout ce qu’il se passe dans votre jardin durant l’hiver, vous êtes invités à participer à cette sixième édition du comptage national. Vous pouvez y participer que vous habitiez en ville ou en pleine campagne, sur un petit balcon ou dans un grand jardin, tout seul ou en famille. Il n’est pas nécessaire d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

Comment participer ?
1- Choisir un jour de comptage : le samedi 26 ou le dimanche 27 janvier et un créneau d’1h, idéalement en fin de matinée, lorsque les températures sont un peu plus chaudes.
2- Trouver un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, à la ville ou en campagne. Un parc public peut également servir de lieu d’observation.
3- Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Pour les reconnaitre plus facilement : https://www.lpo.fr/images/Presse/cp/2017/comptage_oiseaux_des_jardins/fichesodjoiseaux_1.pdf
4- Transmettre les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins : www.oiseauxdesjardins.fr
5- Faire parvenir vos observations sur le site de l’Observatoire.

Comment ne pas compter 2 fois le même oiseau ?

Cela peut sembler difficile, surtout quand les oiseaux font des allers-retours incessants à la mangeoire. Voici a technique la plus simple pour éviter les doubles comptages : ne notez que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce observés en même temps. Si vous observez successivement 4 mésanges bleues, puis 2 et enfin 1, ne notez que 4 mésanges bleues et non 7 (4+2+1) !

Rendez-vous dans votre jardin les 26 et 27 janvier prochains !

Illustration : Verdier d'Europe © Didier Barraud

posté par Pierre Réveillaud
 
jeudi 3 janvier 2019
Oiseaux
Le week-end sera humide les 12 et 13 janvier!

Le traditionnel comptage des oiseaux d'eau hivernants aura lieu cette année le week-end des 12 et 13 janvier. L'année dernière, vous avez été 50 à chausser les bottes pour aller prospecter les principales zones humides du département. Depuis 2017, les plaines cultivées ne sont pas en reste puisque les vanneaux et les pluviers sont désormais systématiquement recherchés également. Ce sont ainsi plus de 45 000 oiseaux qui ont été dénombrés sur l'ensemble de la Touraine.

Nul besoin d'être un spécialiste pour participer au comptage Wetlands, il suffit juste de s'intéresser aux oiseaux et de savoir compter! En effet, les novices peuvent parfaitement intégrer une équipe comprenant un ou des observateurs aguerris.

Que vous soyez ornithologue débutant ou compteur d'oiseaux professionnel, vous être conviés à la soirée de préparation à l'enquête qui aura lieu le mercredi 9 janvier à 20h30 au local de la LPO à Saint-Cyr-sur-Loire. Vous pourrez choisir votre secteur et vos compagnons de virée lors de la traditionnelle distribution de sites à la criée!

Si vous êtes intéressés mais que vous ne pouvez pas venir à la soirée, contactez Julien Présent, responsable de l'enquête, au 02 47 51 81 84 ou à l'adresse julien.present@lpo.fr.

Photo: grande aigrette, Julien Présent

posté par Julien Présent
 
jeudi 3 janvier 2019
Oiseaux
La chronique ornitho: septembre à mi-novembre 2018

« Les sanglots longs des cocheurs de l’automne blessent mon cœur d’une langueur monotone », pouvait-on entendre Verlaine se lamenter lorsque la migration postnuptiale ne tenait pas ses promesses de combler les ornithologues en apportant un peu d’exotisme à leur porte. Le poète aurait été mis à rude épreuve par cette saison d’automne 2018 où bien peu d’oiseaux rares avaient mis la Touraine au nombre de leurs étapes de voyage.

Mais ne voyons pas le verre aux trois-quarts vides, et concentrons-nous sur le quart plein qu’il nous reste en prenant garde à ne pas le renverser. Quelques belles ambiances ornithologiques ont tout de même égayé la Touraine plus souvent qu’à leur tour (si vous connaissez l’origine de cette expression, envoyez un courrier à la rédaction, qui transmettra. Merci !).

Par la quantité d’abord. Quel bonheur que celui de ceux qui ont vu passer en moins d’une heure 163 cigognes blanches en migration le 1/09 à Saint-Quentin-sur-Indrois, dont un seul vol tournoyant de 151 oiseaux. Quelle joie intense pour les heureux compteurs de rassemblements d’œdicnèmes criards qui à eux tous ont dénombré plus de 800 individus sur l’ensemble du département les 2 et 3/11. Quelle exaltation pour tous ces admirateurs du vol chaloupé des milans royaux, qui ont survolé le territoire en effectifs plus importants que jamais, eux qu’il est si hasardeux d’apercevoir habituellement dans nos grandes plaines de France occidentale.

Et puis par la qualité quand même, allez ! Si le seul vrai gros fait marquant réside dans le séjour d’un grèbe jougris au Lac des Peupleraies à Saint-Avertin du 23/10 au 30/11 au moins, il faut rendre hommage à quelques autres oiseaux qu’on ne trouve quand même pas sous le sabot d’un cheval (ce qui vaut mieux pour eux !). Pas moins de deux élanions blancs nous ont visités, pour l’un le 18/09 au Liège (était-il à la recherche des chênes du même nom qui peuplent le pays de ses ancêtres ?), et pour l’autre du 9 au 14/11 à Hommes (et là on se demande pourquoi). C’est en cherchant à retrouver une libellule rare (Trithemis annulata pour ceux à qui ça cause) que des « entomornithos » ont débusqué le 15/10 deux rémiz pendulines dans les massettes du Lac des Bretonnières à Ballan-Miré. C’est dans une sorte de trou d’eau turbide et enroché d’un jardin d’agrément de Crouzilles qu’un ibis falcinelle avait jugé bon de faire halte le 22/09. Il aurait été blessé on aurait compris, mais il volait parfaitement bien. Ce butor étoilé observé au Lac de Rillé le 19/09 était lui par contre sérieusement diminué par une aile fracturée, qui lui a valu d’avaler son extrait de naissance deux jours plus tard, destin amer pour cet oiseau qu’on ne voit pas assez souvent en Touraine pour que ça nous laisse indifférent. Par bonheur, un autre individu apparemment en bonne forme était aperçu le 11/11 sur le Lac du Val Joyeux à Château-la-Vallière, me permettant de boucler cette chronique sur une note positive ce que je n’étais pas certain de pouvoir faire en débutant sa rédaction !

Julien Présent

Illustration : Grèbe jougris © Patrick Derrien

posté par Julien Présent
 
mercredi 31 octobre 2018
Oiseaux
Un observatoire pour les rapaces diurnes
Depuis bientôt 20 ans, un observatoire mis en place par la LPO et le CNRS propose de suivre l'évolution des populations de rapaces diurnes en France. Basé sur une méthode d'échantillonnage par quadrats, il est conçu pour permettre à chaque participant de s'investir en fonction de ses possibilités. Pour cela il comprend plusieurs niveaux de suivi plus ou moins poussés.
 
Le tirage au sort des carrés pour la saison 2019 vient d'avoir lieu, aussi nous vous invitons à contacter la LPO Touraine si vous souhaitez participer localement à cette enquête.
 
Retrouvez toutes les informations liées à l'observatoire des rapaces diurnes sur le site observatoire-rapaces.lpo.fr, et notamment le protocole détaillé.
 
 
Photo: buse variable

posté par Julien Présent
 
lundi 8 octobre 2018
Oiseaux
La Chronique Ornitho : début juin à fin août 2018

La saison de reproduction n’a pas donné de beaucoup de palpitations aux observateurs. Le mâle de gorgebleue à miroir de La Roche-Clermault s’est claquemuré dans le silence après le 16/06 sans avoir fourni d’autre indice de reproduction que son cantonnement prolongé.

Un couple mixte impliquant un mâle de pie-grièche écorcheur et une femelle de pie-grièche à tête rousse a manifestement abrité ses amours dans un roncier chinonais, donnant naissance à un jeune qui sera surtout pris en charge par le mâle, la femelle n’assumant sans doute pas les conséquences de son penchant contre-nature par crainte du qu’en-dira-t-on.

Rares sont les migrateurs qui sont parvenus à sortir la Touraine de sa torpeur estivale, mais parmi ceux-là, il faut citer en tout premier lieu ce chevalier stagnatile présent sur la Loire à Bréhémont le 15/07, date à laquelle il est rare que les limicoles défraient la chronique. Son amitié forte pour un chevalier aboyeur en halte sur le même banc de sable aura permis quelques jolies comparaisons aux observateurs réactifs.

Plus tôt, un vautour fauve avait traversé le ciel des Essards le 9/06, fournissant à la Touraine une troisième année consécutive d’occurrence de l’espèce sur son territoire.

Beaucoup plus tard, la présence d’une jeune sterne arctique était brièvement rapportée sur le Lac des Peupleraies à Saint-Avertin le 24/08, potentiellement seulement la deuxième jamais vue en Indre-et-Loire, moins d’un an après l’observation d’un premier émissaire de cette espèce sur la Loire à Bréhémont.

Quelques autres laro-limicoles rares et typiquement estivaux ont également émaillé la période d’apparitions sporadiques sur la Loire, ayant comme caractéristique commune de ne pas avoir été découverts après une fouille minutieuse de rassemblements fourmillants d’oiseaux migrateurs, l’abondance n’ayant jamais été au rendez-vous. Ainsi, la sterne caugek fournit trois données de 1 à 3 oiseaux notés à La Chapelle-aux-Naux, La Chapelle-sur-Loire et Avoine, tandis qu’une sterne caspienne est vue en vol vers l’aval à La Riche le 25/07. Les limicoles se distinguent par l’observation de bécasseaux de Temminck isolés les 17 et 18/07 puis le 31/08 à La Chapelle-sur-Loire et d’un huitrier-pie le 28/07 à Avoine. Enfin, le bécasseau cocorli fait de prudentes incursions sur l’axe ligérien sous forme d’oiseaux isolés vus les 15/07 et 7/08 à Cinq-Mars-la-Pile et 21/07 à Montlouis-sur-Loire.

La dernière décade d’août, habituellement prolifique, ne permet pas de dissiper l’impression de morosité, avec pour toute observation notable le stationnement de marouettes ponctuées à l’Étang du Louroux du 21/08 au 2/09 au moins, pour 1 à 2 oiseaux présents en continu sur toute la période.

En tout état de cause, il devient difficile de dire si ce sont les oiseaux qui se font rares ou bien les ornithologues, mais toujours est-il que si certains n’étaient pas là cette chronique serait bien vide. Rendons-leur ici un vibrant hommage.

Rédaction : Julien Présent

Illustration : bécasseau de Temminck © Patrick Derrien

posté par Pierre Réveillaud
 
vendredi 13 juillet 2018
Oiseaux
La Chronique Ornitho : début mars à fin mai 2018

C’est un printemps peu spectaculaire qui nous a été offert, avec des migrateurs discrets et généralement peu nombreux. Cette impression de faible abondance se confirme d’année en année et reflète bien le ressenti des ornithos, corroboré par différentes études qui indiquent une diminution rapide et continue du nombre d’oiseaux.

Cette crise n’affecte heureusement pas le marché des oiseaux rares puisqu’ils devraient être de plus en plus nombreux à s’égarer grâce aux changements climatiques induisant l’augmentation des évènements météorologiques extrêmes (et des accès de cynisme éhonté).

Sans aucun lien établi avec ces phénomènes, la Touraine obtient ce trimestre sa première mention de pouillot ibérique, avec un oiseau cantonné dans une grande friche sur la commune des Essards du 15/04 au 26/05. L’identification de cette espèce in natura n’est généralement possible que par son chant, et heureusement celui-ci n’était pas avare de vocalises.

Un peu plus tôt, c’est une mouette de Franklin, espèce originaire des régions centrales de l’Amérique du Nord, qui faisait une brève apparition le 17/03 à Sonzay sur le centre de stockage des déchets, où il n’a toutefois pas été démontré qu’elle avait un penchant plus fort pour ceux des fast-foods. Cet oiseau très rare en France était le deuxième de son espèce à visiter la Touraine après une précédente mention d’un individu présent sur la Loire à Saint-Pierre-des-Corps du 14 au 16/10/1999.

Parmi les autres belles raretés on pourra souligner la présence remarquable mais beaucoup trop brève d’un bruant ortolan chanteur le 30/05 à Faye-la-Vineuse, aux confins sud-ouest du département, localité il est vrai peu éloignée des bastions poitevins de l’espèce, et également d’un élanion blanc trouvé le 14/05 à Manthelan et pas davantage enclin à stationner sur le lieu de sa découverte.

On pourra également retenir deux étonnantes mentions simultanées de marouettes ponctuées chanteuses le 8/03 à l’Étang du Louroux et au Lac de Rillé, améliorant chacune de 4 jours le précédent record de précocité établi le 12/03/1998 à Vouvray.

Les limicoles ont été avares de diversité, mais il faut souligner l’observation toujours remarquable d’un gravelot à collier interrompu le 3/04 sur la Loire à Amboise, égalant le record de précocité précédent qui datait du 3/04/1986 à Rillé.

Pour finir, il faut mentionner ce cas de reproduction potentiel, avec toutes les réserves appropriées sur ses chances d’aboutissement. Il concerne la gorgebleue à miroir, dont un mâle chanteur cantonné plus d’un mois dans un habitat favorable à La Roche-Clermault en avril-mai pourrait déboucher sur le premier cas de nidification en région Centre-Val de Loire, d’autant qu’un deuxième individu avait pu être aperçu lors des premières observations sur le site. Cette donnée s’inscrit dans un schéma d’expansion de l’espèce dans les milieux cultivés depuis quelques années, démontrant sa capacité à s’émanciper de ses habitats traditionnels que sont les marais littoraux de la façade Atlantique. Une belle façon de conclure avec espoir cette chronique débutée dans la morosité, en nous rappelant que la nature est pleine de ressources insoupçonnées.

Rédaction : Julien Présent

Illustration : pouillot ibérique © Grégoire Duffez

posté par Pierre Réveillaud
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