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lundi 16 avril 2018
Oiseaux
La Chronique Ornitho : mi-novembre 2017 à fin février 2018

L’hiver 2017-2018 aura fait preuve d’une platitude remarquable sur la plus grande partie de sa durée, en nous gratifiant d’une longue succession de dépressions humides dans le ciel et nerveuses dans la tête, avant un sursaut de fierté tardif intervenu au mois de février, sous la forme d’épisodes froids et neigeux.

Les distractions principales sont venues des mangeoires grâce à l’afflux de nombreux passereaux arrivés du nord un peu plus tôt en saison et qui ont réussi à atténuer l’impression de morosité générale : c’est ainsi que les grosbecs casse-noyaux, mésanges noires et bouvreuils pivoines ont été observés en quantités rarement atteintes dans le département. Un peu moins près des mangeoires, mais jamais bien loin des jardins, les sizerins ont également afflué de façon spectaculaire sur la Touraine, permettant à de nombreux ornithologues de profiter des cet hôte habituellement si rare et discret. Si le sizerin cabaret formait le gros du contingent, le sizerin flammé, beaucoup plus rare, a également pu être noté à plusieurs dizaines de reprises dans les bouleaux des villes et des villages.

Outre ces passereaux, qui bien que peu fréquents pour certains font partie de notre faune habituelle, un visiteur bien plus exotique a choisi la Touraine pour passer l’hiver, loin, très loin de ses congénères. Il porte le doux nom de pipit à dos olive**, et arbore un plumage élégant et plutôt coloré pour un oiseau de cette famille, qui rend son identification assez aisée. Loin des terres d’Extrême-Orient où cet hôte de la taïga sibérienne est censé passer la mauvaise saison, celui-ci a préféré poser ses valises sur un terrain vague de Cinq-Mars-la-Pile, commune qui n’est pas spécialement réputée pour sa ressemblance avec les plaines du Mékong. Comprenne qui pourra !

Un seul autre fait réellement marquant peut être rapporté sur la période ; il concerne le séjour d’un grèbe esclavon du 9 au 16/12 sur le plan d’eau des Ténières à Saint-Nicolas-de-Bourgueil, site qui avait déjà recueilli les deux dernières mentions de l’espèce, dont la plus récente remontait déjà à 2008.

Pour le reste, on peut citer quelques gentilles distractions épisodiques, avec des harles bièvres notés à Chinon et Rillé, des garrots à œil d’or à Savigny-en-Véron et aux Ténières, des bernaches nonnettes à Montlouis-sur-Loire et Ligré, un butor étoilé à Saint-Paterne-Racan, un hibou des marais à Chédigny ou encore une spatule blanche à Noizay puis Montlouis fin décembre-début janvier, dates très inhabituelles pour l’espèce. Enfin, jusqu’à 10 goélands pontiques ont pu être notés simultanément sur le centre d’enfouissement des déchets de Sonzay, où les effectifs augmentent de façon constante d’année en année, tout comme ceux des goélands marins qui à l’instar de Joachim du Bellay sont de plus en plus nombreux à préférer la douceur ligérienne à l’air marin !

** Espèce soumise à homologation nationale

Rédaction : Julien Présent

Illustration : sizerin flammé © Nidal Issa

posté par Pierre Réveillaud
 
vendredi 13 avril 2018
Inventaire de la Biodiversité Communale à Larçay et La Riche.

Après Sainte-Maure-de-Touraine, Yzeures-sur-Creuse et Benais ces dernières années, c’est au tour de deux nouvelles communes proches de votre agglomération de faire en 2018 l’objet d’un Inventaire de la Biodiversité, en partenariat avec la SEPANT.

Cette démarche d’atlas communal, portée depuis 2010 par le réseau FNE en région Centre-Val de Loire, cherche à accompagner les collectivités pour une meilleure connaissance et prise en compte de nature sur les territoires. Ce programme a été initié dans le cadre de la « Stratégie pour la biodiversité » portée par le Conseil régional, suite au constat global d’érosion de la faune et de la flore, à la fois patrimoniale et ordinaire.

L’inventaire coordonné cette année par la SEPANT doit permettre de relever un maximum d’indices de présence des espèces, afin de mieux identifier, connaître et valoriser cette biodiversité. L’équipe de la LPO Touraine va ainsi prospecter ces deux territoires, afin de dénombrer les populations d’oiseaux (dont le train d’union sera notamment le moineau friquet), découvrir de nouveaux gîtes à chauves-souris, ou bien réaliser quelques observations opportunistes… en comptant bien entendu sur votre soutien !

Ainsi, si vous connaissez des riverains susceptibles d’accueillir dans leurs caves ou sous leurs combles une colonie de chauves-souris, ou encore observez tout indice de reproduction notable chez les oiseaux :

Vous pouvez dès maintenant relayer vos observations sur Faune-Touraine ou contacter le référent IBC Pierre Réveillaud pour les oiseaux, Natacha Griffaut pour les chauves-souris !

 

Note : une animation prévue dans le cadre de l’événement se tiendra le 22 juin prochain dans le Bois de Larçay (renseignements dans le très prochain LPO Info) afin d’apprécier le chant si particulier de l’engoulevent d’Europe, ou encore les prospections des chauves-souris dans les allées forestières, au cœur des premières soirées estivales.

 

Photo ci-dessous: jeune rougequeue à front blanc ©Alain Bloquet

posté par Pierre Réveillaud
 
vendredi 23 mars 2018
Nouveau module mortalité

La connaissance des causes de mortalité de la faune, et de certaines espèces en particulier, sont des informations majeures pour mettre en œuvre des actions de préservation adaptées.

Ainsi, les informations de collisions routières ont permis, dans certains départements, d'aménager plusieurs dizaines de passages à loutres et visons, et ainsi sauver des dizaines d'individus de ces espèces sensibles et menacées. En Alsace, les amphibiens en migration font l'objet d'une attention toute particulière au niveau des franchissements des routes, etc.

Le nouveau module de mortalité vous permet désormais d'indiquer si l'animal est blessé ou mort et d'en noter clairement la cause. Nous vous invitons à l'utiliser systématiquement quand l'occasion se présente : collision d'un mammifère sur un axe routier, d'un oiseau contre une baie vitrée, chute d'une chouette dans une cheminée... Il permet aussi de renseigner les cas de blessure ou de décès de cause inconnue.

Le module mortalité a été développé au profit de la communauté des utilisateurs d'outils VisioNature grâce à un financement de la région Auvergne-Rhône-Alpes, obtenu par la LPO AuRA avec un cofinancement du réseau LPO.

Sur les sites Visionature ce nouveau module est opérationnel depuis quelques semaines déjà.

La nouveauté vient de l'application NaturaList sur laquelle le formulaire est enfin disponible.
Pour cela pensez bien à installer la dernière version (v0.98)

 

Pour rentrer une observation sur NaturaList rien de plus simple :

  • saisir votre observation comme d'habitude (bien penser à ajuster la localisation),
  • à la dernière étape de détail, cliquez sur la nouvelle icone "Mortalité/blessure" et rentrez les détails supplémentaires,
  • il est également possible d'ajouter un formulaire à postériori, sur l'appli avant d'avoir synchronisé, ou, après avoir synchronisé, sur le site internet en éditant la donnée et en cochant la case "l'animal est mort ou blessé".

 

Merci pour vos nombreuses contributions,

L'équipe Faune-Touraine

 

http://files.biolovision.net/www.faune-touraine.org/userfiles/modulemortalit.jpg

posté par Pierre Réveillaud
 
mardi 13 mars 2018
Oiseaux
EPOC : une nouvelle saison commence !

Avec le redoux printanier la nature retrouve son émoi, l'activité des oiseaux chanteurs se fait de plus en plus ressentir et avec elle, émerge le désir inassouvi de tous les recenser.

La quantification des populations d'oiseaux est un élément d'information capital pour mieux estimer l'état de conservation des différentes espèces, évaluer l'impact des activités humaines sur la biodiversité et cibler les actions de protection à engager. Au printemps 2017, la LPO, en collaboration avec le MNHN, a ainsi lancé l'enquête EPOC (Estimation des Populations d'Oiseaux Communs), complémentaire des programmes existants (SHOC, STOC-EPS…).

Les premiers résultats du printemps 2017 sont encourageants et incitent à poursuivre cet effort. Avec votre participation active, ce sont près de 8 000 EPOC qui ont été réalisés dans 71 départements de la France entière, par plusieurs centaines d'observateurs bénévoles.

Ce programme consiste à effectuer des points d'écoute à la volée :

  • d'une durée de 5 minutes,
  • positionnés où vous le souhaitez (tous types d'habitats),
  • en localisant précisément les individus contactés,
  • en dénombrant chaque espèce,
  • en différenciant les oiseaux locaux de ceux en transit.

 

Il n’est pas nécessaire d’effectuer plusieurs relevés sur la même localité, et l’observateur peut réaliser le nombre de points qu’il souhaite par session.
Pour consulter le guide technique de l’EPOC et en savoir davantage, cliquez sur ce lien.

Précision importante : Quelle que ce soit l'application de saisie, il vous faut ajouter la mention "EPOC" dans le champ Commentaire/Remarque :

  • sur l'appli NaturaList : juste avant de cocher la case "j'ai signalé toutes les espèces".
  • sur Faune-Touraine : dans le champ "Commentaires".

 

Merci pour votre implication et bonnes observations !

 L’équipe Faune-Touraine

 

 

Photo ci-dessous: accenteur mouchet ©Pierre Cabard

posté par Pierre Réveillaud
 
mercredi 21 février 2018
Sortie du P'tit Grav' vol. 10

Après les avoir fait languir pendant quelques mois, c’est devant un parterre de fans conquis d’avance que le P’tit Grav’ s’apprête à entrer une nouvelle fois en scène avec un tout nouveau numéro d’une qualité qui ferait presque passer les précédentes moutures pour des prospectus de supermarché discount.

Il s’agit déjà du 10ème numéro de la revue numéro 1 dans le cœur des français*, dont il est prouvé que la lecture renforce l’émail des dents et stoppe la chute des cheveux**. Comme il paraît loin le temps des débuts, où les exemplaires rédigés un par un à la plume à sous les lumières blafardes des lampes à pétrole étaient ensuite vendus à la criée par des enfants des rues contre un quignon de pain sec. Depuis les choses ont bien changé et l’informatique permet de gagner un temps considérable, mais les auteurs continuent pourtant de livrer leur travail en retard, c’est pourquoi il est envisagé que la rédaction du P’tit Grav’ soit entièrement robotisée à l’horizon 2020.

En attendant, voici le sommaire de ce nouveau numéro :

- Synthèse des observations de l’année 2015 en Touraine - C. Andres, D. Barraud, B. Griard, J. Présent, P. Réveillaud

- Les gîtes du Castor d’Europe Castor Fiber en Touraine. Bilan de 20 ans de prospection - P. Cabard

- Première preuve de nidification du Bec-croisé des sapins Loxia curvirostra en Touraine - D. Barraud

- Notes sur la migration de la Fauvette pitchou Sylvia undata en Touraine - J. Présent

- Du « meurtre gratuit » chez les oiseaux - P. Cabard

Vous pouvez réserver votre exemplaire dès à présent par téléphone au 02 47 51 81 84 ou par e-mail à touraine@lpo.fr.

 

* source vérifiée

** source sérieuse

posté par Julien Présent
 
vendredi 16 février 2018
Oiseaux
Bilan du comptage hivernal des oiseaux des jardins 2018

À l’occasion de ce nouveau comptage national coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et la LPO, vous avez été au moins 105 observateurs à vous mobiliser en Touraine pour nous retransmettre la fréquentation des oiseaux sur 106 localités. Cet événement a permis de collecter 448 observations le samedi 27 janvier et 722 le dimanche 28, pour un total de 1 170 données sur le week-end, ce qui représente une moyenne d’environ 11 par jardin. L’intérêt pour cette enquête est croissant avec une hausse de 60% de données par rapport à 2017 !

57 espèces ont été contactées lors de ce comptage contre 45 l’an passé. Les plus abondantes sont :

  • Chardonneret élégant : 1 055 oiseaux (jusqu’à 121 individus en simultané)
  • Moineau domestique : 711 oiseaux (jusqu’à 88 individus en simultané)
  • Verdier d’Europe : 554 oiseaux (jusqu’à 161 individus en simultané)
  • Mésange bleue : 528 oiseaux
  • Mésange charbonnière : 485 oiseaux

L’espèce la plus fréquente dans les jardins est la mésange charbonnière (90% des localités) suivie de la mésange bleue (84%) et du rougegorge familier (80%).

Une saison prolifique !

Contrairement à l’hiver dernier, de nombreuses espèces originaires des pays nordiques ont afflué sur l’Indre-et-Loire. C’est le cas du tarin des aulnes (205 individus), du pinson du nord (80) ou encore de la mésange noire (36), qui était totalement absente lors du précédent comptage ! Témoins de ces importants afflux, de nombreux grosbecs casse-noyaux (90 individus) ont fréquenté les mangeoires, pour le plus grand plaisir des observateurs. Le trophée de l’oiseau rare revient à un contributeur d’Athée-sur-Cher pour son observation de sizerin flammé, espèce qui a par ailleurs été revue quelques jours plus tard sur une mangeoire de Saint-Martin-le-Beau. Enfin, ce comptage est l’occasion de relever la présence d’hivernants peu fréquents en Touraine comme le rougequeue noir (1 individu), ou la fauvette à tête noire (3).

Le pense-bête du parfait contributeur :

Nous rappelons à nos fidèles observateurs que le comptage est à réaliser une seule fois durant le weekend. La méthode la plus simple consiste à recenser le maximum d’individus par espèce observés en instantané. Pendant 1h, il arrive toujours un moment où votre troupe de mésanges bleues vient se rassembler en petit comité, le temps de casser quelques graines bio entre copines : c’est le moment pour vous de les compter.

Rendez-vous les 26 et 27 mai prochains dans votre jardin pour le comptage printanier !

Pierre Réveillaud

Photo ci-dessous: mésange charbonnière ©Pierre Réveillaud

posté par Pierre Réveillaud
 
mardi 30 janvier 2018
Oiseaux
Comptage Wetlands 2018: des mieux et des moins bien

Vous trouverez en cliquant ici les résultats du comptage Wetlands pour cette année 2018.

Le comptage a rassemblé cette année un nombre record de participants avec 55 personnes mobilisées, dont pour la première fois deux équipes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, que la LPO Touraine remercie pour leur aide.

Ce sont donc au total quelque 45 687 oiseaux qui ont été dénombrés, chiffre en baisse sensible par rapport à 2017, qui s’explique principalement par une moindre présence des vanneaux huppés et pluviers dorés, malgré les prospections spécifiques dont les deux espèces ont fait l’objet. Il est délicat pour autant d’affirmer qu'ils étaient présents en moins grand nombre dans notre département dans la mesure où ces oiseaux se tiennent essentiellement dans les champs et qu’il est donc impossible de couvrir l’ensemble des milieux qui leur sont favorables. Comme ils sont très grégaires et également très mobiles, il est assez facile de passer à côté de plusieurs milliers d’oiseaux sans même le soupçonner. Le département confirme tout même son importance pour l’hivernage des deux espèces en accueillant au moins 10 000 pluviers et 23 000 vanneaux.

Concernant les oiseaux d'eau proprement dits, les résultats sont très divers. Le record d’effectif est battu de peu pour le canard colvert qui compte 4 303 émissaires sur notre sol, tandis que le fuligule milouin fournit un contingent significatif de près de 900 oiseaux. La plupart des autres espèces d’anatidés sont assez faiblement représentées, notamment le canard chipeau qui semble bouder nos plans d’eau avec un tout petit score de 80 individus. Quant au canard siffleur, l’érosion des effectifs hivernants au Lac de Rillé franchit un nouveau seuil avec cette année moins de 35 oiseaux dénombrés. À l’opposé, le fuligule morillon réalise son meilleur chiffre depuis 2010 après quelques années de grosse disette, avec 45 exemplaires en magasin, presque tous au Louroux et aux Ténières. De son côté la foulque macroule est observée en quantité conforme à la moyenne avec un total de 1 614 individus, dont un tiers sur le Lac des Peupleraies à Saint-Avertin.

Le traditionnel comptage des grands cormorans au dortoir met en évidence une légère hausse des effectifs par rapport à 2017 avec un total de 1436 oiseaux dénombrés. La répartition des individus est très changeante d'une année sur l'autre. Les pistes permettant de l’expliquer sont multiples. Outre les destructions directes orchestrées par les services de l’État et qui contribuent à une redistribution spatiale constante des dortoirs, les variations de niveaux d’eau des principaux cours d’eau peuvent également pousser les oiseaux à changer de stratégie en quittant certains sites pour en investir d'autres.

Plusieurs records d’effectifs nous viennent comme d’habitude des ardéidés et singulièrement des petits hérons blancs qui nous ravissent de leur présence hivernale à hauteur de 200 individus pour l’aigrette garzette et 250 pour le héron garde-bœufs. Les grands hérons gris sont moins bien lotis, puisque le héron cendré est en baisse nette par rapport à 2017, ce qui ne fait que traduire l’évolution à la baisse de la population nicheuse.

Comme d’habitude, les laridés n’ont pas pu faire l’objet d’un comptage sérieux, la plupart des participants étant déjà mobilisés sur le dénombrement des cormorans au dortoir. Les chiffres avancés dans la synthèse sont donc très en deçà de ce que la Touraine héberge réellement en mouettes et goélands à la mi-janvier. Un comptage spécifique sera mis en place dans les années qui viennent pour que cette famille de volatiles respectables ne soit plus le parent pauvre des comptages d’oiseaux d’eau dans le département.

S'agissant des p’tits nouveaux, ceux qui sont notés pour la première fois en comptage, il n’y en a qu’une seule espèce cette année : le busard des roseaux, qui est observé à l’unité sur deux sites différents.

Finissons par cette découverte peu banale de ce qui semble bien être un dortoir de bergeronnettes des ruisseaux sur la Loire à Tours, où 12 individus sont dénombrés à la tombée du jour dans un petit arbuste au pied du pont Wilson.

Merci à tous les participants et rendez-vous l’année prochaine!

Julien Présent

Photo ci-dessous: groupe mixte de vanneaux et de pluviers - Limeray - janvier 2018 ©Julien Présent

posté par Julien Présent
 
mercredi 13 septembre 2017
5 bougies pour 500 000 données!

Il y a quelques semaines de cela, Faune-Touraine enregistrait sa 500 000ème donnée. C'est un beau succès pour le site dont l’ouverture date de début 2012, soit il y a seulement un peu plus de 5 ans.

Grâce à la mobilisation d’observateurs de plus en plus nombreux (près de 1600 inscrits à ce jour), Faune-Touraine ne cesse de s’enrichir. L’immense majorité des enregistrements concernent les oiseaux, cependant la proportion des observations impliquant d’autres groupes faunistiques est en augmentation continue. En effet, depuis sa mise en ligne en 2012, le site internet s’est largement étoffé. Les utilisateurs de Faune-Touraine ont la possibilité, en plus des données d’oiseaux, d’enregistrer leurs observations de mammifères, reptiles, amphibiens, libellules, papillons de jour, phasme ou mante religieuse réalisées en Indre-et-Loire. Observateur occasionnel ou naturaliste confirmé, tout le monde peut contribuer au développement des connaissances sur la biodiversité tourangelle.

Les informations sur les espèces communes sont aussi précieuses que celles des espèces plus rares. En effet, ces données pourront permettre de réaliser une expertise pour protéger un site, d’actualiser les listes rouges d’espèces menacées, d’évaluer l’impact éventuel d’un projet d’aménagement, de réaliser le suivi d’une espèce… La participation du plus grand nombre est donc essentielle !

Cette barre symbolique qui vient d’être franchie doit aussi être l’occasion de dire que l’apport des contributeurs ne se juge pas que sur l’aspect numérique, à savoir le nombre de données fournies. L’observation des espèces prend tout son intérêt lorsqu’elle est menée de façon réfléchie, dans le but d’améliorer les connaissances. Les démarches de prospection doivent être encouragées. N’hésitez pas à sortir de vos itinéraires habituels pour partir inventorier de nouveaux lieux. Soyez attentifs au comportement des animaux et prenez le temps de les étudier pour étayer vos observations. Outre qu’elle rendra vos sorties plus passionnantes encore, cette démarche permettra la collecte d’informations plus précieuses, peut-être à défaut d’être plus nombreuses !

Merci à tous les contributeurs qui ont fait le succès de Faune-Touraine et son intérêt comme outil de connaissance et de partage. Prochaine étape : le million !

Marion Bénard & Julien Présent

posté par Julien Présent
 
mercredi 26 juillet 2017
Ouverture de Faune-France, le portail naturaliste interassociatif

Chers contributeurs,

Faune-France, le portail national de restitution des données naturalistes, fruit du travail collectif d’une quarantaine d’associations signataires, a été inauguré le samedi 1er juillet, dans une version basique. Il est désormais accessible au lien suivant : https://www.faune-france.org

Comme pour toutes les bases VisioNature, l'accès au portail se fait avec vos identifiants habituels. Vous n’avez en aucun cas besoin de vous réinscrire !

Qu’est-ce-que c’est ?

Il s’agit d’une déclinaison nationale des portails locaux que vous utilisez habituellement. À terme, ce site remplacera et complètera Ornitho.fr (Oiseaux rares), en s’ouvrant notamment à d’autres groupes faunistiques que les oiseaux. Le portail propose déjà des restitutions en temps réel et des données issues d’enquêtes nationales, rarement diffusées sous cette forme et à cette échelle. En l’état, le fonctionnement et l’administration de Faune-Touraine demeurent inchangés, hormis quelques perturbations liées à la synchronisation des bases (voir plus bas). Vous pouvez donc continuer à saisir vos données de la façon habituelle en vous connectant sur Faune-Touraine.

D’où proviennent les données ?

Pour pouvoir restituer des informations synthétiques dans tout l’hexagone, Faune-France est connecté aux portails locaux. Cette connexion, pour les systèmes VisioNature, se fait en application de la convention de mise à disposition de l’outil, de la mise en œuvre d’une charte interassociative par les administrateurs des bases  « Faune » locales et fait suite à un vote du 21 juin 2017 du Comité de pilotage de Faune-France, où chaque structure administratrice est représentée.

Ainsi, les données directement saisies sur Faune-France, ou celles issues de l’application NaturaList et mises à disposition par la société BioloVision, sont directement consultables et versées aux bases locales.

Le Comité de pilotage de Faune-France (43 structures) définit les modalités d’affichage des données au plan national et statue sur les sollicitations liées à l’utilisation de celles-ci.

La synchronisation des bases, c’est-à-dire leur connexion pour favoriser leur parfaite similarité, peut engendrer quelques perturbations liées au fait que les paramétrages d’espèces varient selon les localités. Sur Faune-France, dans un premier temps, les critères les plus stricts ont été retenus tant sur la rareté des espèces que sur leur restitution. Quand une espèce est cachée dans un département ou une région, elle est cachée au niveau national. Quand une espèce est considérée comme rare au plan local elle devient rare au niveau national. Nous avons fait valoir le principe de précaution.

Ces paramétrages sont en cours de révision, et un groupe de travail national sera mis en place pour proposer une harmonisation.

Une montée en charge progressive

Pour l’heure, les archives des bases de données locales ne sont pas encore versées à Faune-France. Dans les semaines et mois qui viennent, Faune-France ouvrira de nouveaux outils de visualisation des informations. Il sera par exemple possible d’obtenir ses statistiques personnelles au plan national, de visualiser les données NaturaList ainsi que les galeries, d’effectuer des requêtes sur des espèces comme vous le faites aujourd’hui au plan local. Au-delà de ces modalités existantes, Faune-France permettra aussi d’avoir accès à de nouveaux modules de saisie (données Wetlands, mon coin de nature, etc.).

Pour toute demande de renseignements complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter : pierre.reveillaud@lpo.fr

Le Comité technique de Faune-France,

L’équipe de la LPO Touraine.

posté par Julien Présent
 
vendredi 26 mai 2017
Oiseaux
27 & 28 mai 2017 : Un week-end pour compter les oiseaux !

Comme chaque année, la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) organisent un comptage national des oiseaux des jardins le dernier week-end de mai pour faire avancer les connaissances sur ces oiseaux.

Il suffit de consacrer 1h de son week-end à l’observation de l’avifaune qui peuple son jardin. Cette opération permettra de savoir quelles sont les espèces qui fréquentent ces zones en cette période. Lors du comptage de mai 2016, c’est le merle noir qui avait été observé dans le plus de jardin (80%). Qu’en sera-t-il cette année ?

Pour prendre part à l’opération cette année, choisissez un lieu de comptage et comptez y les oiseaux durant 1h, puis transmettez vos observations directement sur www.oiseauxdesjardins.fr ou sur faune-touraine.org via le module jardins.

En détails :

  1. Choisir un jour d’observation : samedi 27 ou dimanche 28 mai et un créneau horaire d’une heure exactement.
  2. Trouver un lieu d’observation. Un jardin privé ou un parc public, peu importe sa taille, urbain ou campagnard. Il est possible de participer sur un balcon.
  3. Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux différents qui fréquentent le jardin. Pour vous aider à identifier les oiseaux, une fiche est à votre disposition. Elle présente les 52 espèces les plus fréquemment observées dans les jardins.
  4. Transmettre les données sur www.oiseauxdesjardins.fr ou faune-touraine.org.

Tout le monde peut prendre part au comptage ! Pas besoin de matériel particulier : un papier, un crayon et un accès internet suffisent.

Et si besoin, l’équipe de l’Observatoire Oiseaux des jardins est à la disposition des participants pour les aider à identifier un oiseau inconnu. Il suffit d’envoyer une photo de « l’oiseau non identifié » à cette adresse : oiseauxdesjardins@lpo.fr

Pour plus d’informations, consultez le site Internet dédié à l’opération www.oiseauxdesjardins.fr

 

Opération réalisée par la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle dans le cadre des programmes VigieNature.

posté par Benjamin Griard
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