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vendredi 16 février 2018
Oiseaux
Bilan du comptage hivernal des oiseaux des jardins 2018

À l’occasion de ce nouveau comptage national coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et la LPO, vous avez été au moins 105 observateurs à vous mobiliser en Touraine pour nous retransmettre la fréquentation des oiseaux sur 106 localités. Cet événement a permis de collecter 448 observations le samedi 27 janvier et 722 le dimanche 28, pour un total de 1 170 données sur le week-end, ce qui représente une moyenne d’environ 11 par jardin. L’intérêt pour cette enquête est croissant avec une hausse de 60% de données par rapport à 2017 !

57 espèces ont été contactées lors de ce comptage contre 45 l’an passé. Les plus abondantes sont :

  • Chardonneret élégant : 1 055 oiseaux (jusqu’à 121 individus en simultané)
  • Moineau domestique : 711 oiseaux (jusqu’à 88 individus en simultané)
  • Verdier d’Europe : 554 oiseaux (jusqu’à 161 individus en simultané)
  • Mésange bleue : 528 oiseaux
  • Mésange charbonnière : 485 oiseaux

L’espèce la plus fréquente dans les jardins est la mésange charbonnière (90% des localités) suivie de la mésange bleue (84%) et du rougegorge familier (80%).

Une saison prolifique !

Contrairement à l’hiver dernier, de nombreuses espèces originaires des pays nordiques ont afflué sur l’Indre-et-Loire. C’est le cas du tarin des aulnes (205 individus), du pinson du nord (80) ou encore de la mésange noire (36), qui était totalement absente lors du précédent comptage ! Témoins de ces importants afflux, de nombreux grosbecs casse-noyaux (90 individus) ont fréquenté les mangeoires, pour le plus grand plaisir des observateurs. Le trophée de l’oiseau rare revient à un contributeur d’Athée-sur-Cher pour son observation de sizerin flammé, espèce qui a par ailleurs été revue quelques jours plus tard sur une mangeoire de Saint-Martin-le-Beau. Enfin, ce comptage est l’occasion de relever la présence d’hivernants peu fréquents en Touraine comme le rougequeue noir (1 individu), ou la fauvette à tête noire (3).

Le pense-bête du parfait contributeur :

Nous rappelons à nos fidèles observateurs que le comptage est à réaliser une seule fois durant le weekend. La méthode la plus simple consiste à recenser le maximum d’individus par espèce observés en instantané. Pendant 1h, il arrive toujours un moment où votre troupe de mésanges bleues vient se rassembler en petit comité, le temps de casser quelques graines bio entre copines : c’est le moment pour vous de les compter.

Rendez-vous les 26 et 27 mai prochains dans votre jardin pour le comptage printanier !

Pierre Réveillaud

Photo ci-dessous: mésange charbonnière ©Pierre Réveillaud

posté par Pierre Réveillaud
 
mardi 30 janvier 2018
Oiseaux
Comptage Wetlands 2018: des mieux et des moins bien

Vous trouverez en cliquant ici les résultats du comptage Wetlands pour cette année 2018.

Le comptage a rassemblé cette année un nombre record de participants avec 55 personnes mobilisées, dont pour la première fois deux équipes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, que la LPO Touraine remercie pour leur aide.

Ce sont donc au total quelque 45 687 oiseaux qui ont été dénombrés, chiffre en baisse sensible par rapport à 2017, qui s’explique principalement par une moindre présence des vanneaux huppés et pluviers dorés, malgré les prospections spécifiques dont les deux espèces ont fait l’objet. Il est délicat pour autant d’affirmer qu'ils étaient présents en moins grand nombre dans notre département dans la mesure où ces oiseaux se tiennent essentiellement dans les champs et qu’il est donc impossible de couvrir l’ensemble des milieux qui leur sont favorables. Comme ils sont très grégaires et également très mobiles, il est assez facile de passer à côté de plusieurs milliers d’oiseaux sans même le soupçonner. Le département confirme tout même son importance pour l’hivernage des deux espèces en accueillant au moins 10 000 pluviers et 23 000 vanneaux.

Concernant les oiseaux d'eau proprement dits, les résultats sont très divers. Le record d’effectif est battu de peu pour le canard colvert qui compte 4 303 émissaires sur notre sol, tandis que le fuligule milouin fournit un contingent significatif de près de 900 oiseaux. La plupart des autres espèces d’anatidés sont assez faiblement représentées, notamment le canard chipeau qui semble bouder nos plans d’eau avec un tout petit score de 80 individus. Quant au canard siffleur, l’érosion des effectifs hivernants au Lac de Rillé franchit un nouveau seuil avec cette année moins de 35 oiseaux dénombrés. À l’opposé, le fuligule morillon réalise son meilleur chiffre depuis 2010 après quelques années de grosse disette, avec 45 exemplaires en magasin, presque tous au Louroux et aux Ténières. De son côté la foulque macroule est observée en quantité conforme à la moyenne avec un total de 1 614 individus, dont un tiers sur le Lac des Peupleraies à Saint-Avertin.

Le traditionnel comptage des grands cormorans au dortoir met en évidence une légère hausse des effectifs par rapport à 2017 avec un total de 1436 oiseaux dénombrés. La répartition des individus est très changeante d'une année sur l'autre. Les pistes permettant de l’expliquer sont multiples. Outre les destructions directes orchestrées par les services de l’État et qui contribuent à une redistribution spatiale constante des dortoirs, les variations de niveaux d’eau des principaux cours d’eau peuvent également pousser les oiseaux à changer de stratégie en quittant certains sites pour en investir d'autres.

Plusieurs records d’effectifs nous viennent comme d’habitude des ardéidés et singulièrement des petits hérons blancs qui nous ravissent de leur présence hivernale à hauteur de 200 individus pour l’aigrette garzette et 250 pour le héron garde-bœufs. Les grands hérons gris sont moins bien lotis, puisque le héron cendré est en baisse nette par rapport à 2017, ce qui ne fait que traduire l’évolution à la baisse de la population nicheuse.

Comme d’habitude, les laridés n’ont pas pu faire l’objet d’un comptage sérieux, la plupart des participants étant déjà mobilisés sur le dénombrement des cormorans au dortoir. Les chiffres avancés dans la synthèse sont donc très en deçà de ce que la Touraine héberge réellement en mouettes et goélands à la mi-janvier. Un comptage spécifique sera mis en place dans les années qui viennent pour que cette famille de volatiles respectables ne soit plus le parent pauvre des comptages d’oiseaux d’eau dans le département.

S'agissant des p’tits nouveaux, ceux qui sont notés pour la première fois en comptage, il n’y en a qu’une seule espèce cette année : le busard des roseaux, qui est observé à l’unité sur deux sites différents.

Finissons par cette découverte peu banale de ce qui semble bien être un dortoir de bergeronnettes des ruisseaux sur la Loire à Tours, où 12 individus sont dénombrés à la tombée du jour dans un petit arbuste au pied du pont Wilson.

Merci à tous les participants et rendez-vous l’année prochaine!

Julien Présent

Photo ci-dessous: groupe mixte de vanneaux et de pluviers - Limeray - janvier 2018 ©Julien Présent

posté par Julien Présent
 
mercredi 13 septembre 2017
5 bougies pour 500 000 données!

Il y a quelques semaines de cela, Faune-Touraine enregistrait sa 500 000ème donnée. C'est un beau succès pour le site dont l’ouverture date de début 2012, soit il y a seulement un peu plus de 5 ans.

Grâce à la mobilisation d’observateurs de plus en plus nombreux (près de 1600 inscrits à ce jour), Faune-Touraine ne cesse de s’enrichir. L’immense majorité des enregistrements concernent les oiseaux, cependant la proportion des observations impliquant d’autres groupes faunistiques est en augmentation continue. En effet, depuis sa mise en ligne en 2012, le site internet s’est largement étoffé. Les utilisateurs de Faune-Touraine ont la possibilité, en plus des données d’oiseaux, d’enregistrer leurs observations de mammifères, reptiles, amphibiens, libellules, papillons de jour, phasme ou mante religieuse réalisées en Indre-et-Loire. Observateur occasionnel ou naturaliste confirmé, tout le monde peut contribuer au développement des connaissances sur la biodiversité tourangelle.

Les informations sur les espèces communes sont aussi précieuses que celles des espèces plus rares. En effet, ces données pourront permettre de réaliser une expertise pour protéger un site, d’actualiser les listes rouges d’espèces menacées, d’évaluer l’impact éventuel d’un projet d’aménagement, de réaliser le suivi d’une espèce… La participation du plus grand nombre est donc essentielle !

Cette barre symbolique qui vient d’être franchie doit aussi être l’occasion de dire que l’apport des contributeurs ne se juge pas que sur l’aspect numérique, à savoir le nombre de données fournies. L’observation des espèces prend tout son intérêt lorsqu’elle est menée de façon réfléchie, dans le but d’améliorer les connaissances. Les démarches de prospection doivent être encouragées. N’hésitez pas à sortir de vos itinéraires habituels pour partir inventorier de nouveaux lieux. Soyez attentifs au comportement des animaux et prenez le temps de les étudier pour étayer vos observations. Outre qu’elle rendra vos sorties plus passionnantes encore, cette démarche permettra la collecte d’informations plus précieuses, peut-être à défaut d’être plus nombreuses !

Merci à tous les contributeurs qui ont fait le succès de Faune-Touraine et son intérêt comme outil de connaissance et de partage. Prochaine étape : le million !

Marion Bénard & Julien Présent

posté par Julien Présent
 
mercredi 26 juillet 2017
Ouverture de Faune-France, le portail naturaliste interassociatif

Chers contributeurs,

Faune-France, le portail national de restitution des données naturalistes, fruit du travail collectif d’une quarantaine d’associations signataires, a été inauguré le samedi 1er juillet, dans une version basique. Il est désormais accessible au lien suivant : https://www.faune-france.org

Comme pour toutes les bases VisioNature, l'accès au portail se fait avec vos identifiants habituels. Vous n’avez en aucun cas besoin de vous réinscrire !

Qu’est-ce-que c’est ?

Il s’agit d’une déclinaison nationale des portails locaux que vous utilisez habituellement. À terme, ce site remplacera et complètera Ornitho.fr (Oiseaux rares), en s’ouvrant notamment à d’autres groupes faunistiques que les oiseaux. Le portail propose déjà des restitutions en temps réel et des données issues d’enquêtes nationales, rarement diffusées sous cette forme et à cette échelle. En l’état, le fonctionnement et l’administration de Faune-Touraine demeurent inchangés, hormis quelques perturbations liées à la synchronisation des bases (voir plus bas). Vous pouvez donc continuer à saisir vos données de la façon habituelle en vous connectant sur Faune-Touraine.

D’où proviennent les données ?

Pour pouvoir restituer des informations synthétiques dans tout l’hexagone, Faune-France est connecté aux portails locaux. Cette connexion, pour les systèmes VisioNature, se fait en application de la convention de mise à disposition de l’outil, de la mise en œuvre d’une charte interassociative par les administrateurs des bases  « Faune » locales et fait suite à un vote du 21 juin 2017 du Comité de pilotage de Faune-France, où chaque structure administratrice est représentée.

Ainsi, les données directement saisies sur Faune-France, ou celles issues de l’application NaturaList et mises à disposition par la société BioloVision, sont directement consultables et versées aux bases locales.

Le Comité de pilotage de Faune-France (43 structures) définit les modalités d’affichage des données au plan national et statue sur les sollicitations liées à l’utilisation de celles-ci.

La synchronisation des bases, c’est-à-dire leur connexion pour favoriser leur parfaite similarité, peut engendrer quelques perturbations liées au fait que les paramétrages d’espèces varient selon les localités. Sur Faune-France, dans un premier temps, les critères les plus stricts ont été retenus tant sur la rareté des espèces que sur leur restitution. Quand une espèce est cachée dans un département ou une région, elle est cachée au niveau national. Quand une espèce est considérée comme rare au plan local elle devient rare au niveau national. Nous avons fait valoir le principe de précaution.

Ces paramétrages sont en cours de révision, et un groupe de travail national sera mis en place pour proposer une harmonisation.

Une montée en charge progressive

Pour l’heure, les archives des bases de données locales ne sont pas encore versées à Faune-France. Dans les semaines et mois qui viennent, Faune-France ouvrira de nouveaux outils de visualisation des informations. Il sera par exemple possible d’obtenir ses statistiques personnelles au plan national, de visualiser les données NaturaList ainsi que les galeries, d’effectuer des requêtes sur des espèces comme vous le faites aujourd’hui au plan local. Au-delà de ces modalités existantes, Faune-France permettra aussi d’avoir accès à de nouveaux modules de saisie (données Wetlands, mon coin de nature, etc.).

Pour toute demande de renseignements complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter : pierre.reveillaud@lpo.fr

Le Comité technique de Faune-France,

L’équipe de la LPO Touraine.

posté par Julien Présent
 
vendredi 26 mai 2017
Oiseaux
27 & 28 mai 2017 : Un week-end pour compter les oiseaux !

Comme chaque année, la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) organisent un comptage national des oiseaux des jardins le dernier week-end de mai pour faire avancer les connaissances sur ces oiseaux.

Il suffit de consacrer 1h de son week-end à l’observation de l’avifaune qui peuple son jardin. Cette opération permettra de savoir quelles sont les espèces qui fréquentent ces zones en cette période. Lors du comptage de mai 2016, c’est le merle noir qui avait été observé dans le plus de jardin (80%). Qu’en sera-t-il cette année ?

Pour prendre part à l’opération cette année, choisissez un lieu de comptage et comptez y les oiseaux durant 1h, puis transmettez vos observations directement sur www.oiseauxdesjardins.fr ou sur faune-touraine.org via le module jardins.

En détails :

  1. Choisir un jour d’observation : samedi 27 ou dimanche 28 mai et un créneau horaire d’une heure exactement.
  2. Trouver un lieu d’observation. Un jardin privé ou un parc public, peu importe sa taille, urbain ou campagnard. Il est possible de participer sur un balcon.
  3. Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux différents qui fréquentent le jardin. Pour vous aider à identifier les oiseaux, une fiche est à votre disposition. Elle présente les 52 espèces les plus fréquemment observées dans les jardins.
  4. Transmettre les données sur www.oiseauxdesjardins.fr ou faune-touraine.org.

Tout le monde peut prendre part au comptage ! Pas besoin de matériel particulier : un papier, un crayon et un accès internet suffisent.

Et si besoin, l’équipe de l’Observatoire Oiseaux des jardins est à la disposition des participants pour les aider à identifier un oiseau inconnu. Il suffit d’envoyer une photo de « l’oiseau non identifié » à cette adresse : oiseauxdesjardins@lpo.fr

Pour plus d’informations, consultez le site Internet dédié à l’opération www.oiseauxdesjardins.fr

 

Opération réalisée par la LPO et le Muséum National d’Histoire Naturelle dans le cadre des programmes VigieNature.

posté par Benjamin Griard
 
mercredi 8 mars 2017
Oiseaux
Où nichent les derniers moineaux friquets ?

C'est l'angoissante question à laquelle va tenter de répondre la LPO Touraine cette année.

La situation:

Le moineau friquet est une espèce à large répartition, occupant la quasi-totalité de l’Eurasie à l’exception des régions polaires, des déserts moyen-orientaux et du sous-continent Indien. En Europe, ses effectifs sont de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de couples. Pourtant ce moineau jadis coutumier des paysages ruraux et périurbains a régressé dramatiquement  depuis quelques décennies sur la frange ouest de son aire, jusqu’à avoir aujourd’hui pratiquement disparu de Bretagne et d’une grande partie de la Normandie. En Touraine, l’espèce a diminué de façon spectaculaire au point d’avoir atteint un degré de rareté inquiétant. Après avoir disparu de la grande majorité des secteurs du département, Il ne subsiste presque plus aujourd'hui qu’au sein des agglomérations de Tours et d’Amboise et sur la partie amont de la vallée de la Vienne. Sa présence est devenue extrêmement sporadique ailleurs, se limitant parfois à une seule ferme isolée dans certains secteurs de Touraine, souvent à plusieurs dizaines de kilomètres des populations les plus proches.

La diminution des ressources alimentaires par la modification des paysages et des pratiques agricoles et la disparition des sites de nidification par l’arrachage des arbres morts et la rénovation du bâti ancien expliquent en grande partie les difficultés traversées par l'espèce aujourd’hui arrivée à un seuil de population historiquement bas au point d’être classée « en danger » sur la liste rouge des oiseaux menacés de la Région Centre-Val de Loire. Le moineau friquet, strictement cavernicole, ne semble ainsi se maintenir en Touraine que là où la quantité de cavités est suffisamment importante pour lui éviter d’entrer en concurrence avec d’autres espèces physiquement dominantes, qui s’emparent prioritairement des trous encore disponibles (Moineau domestique, Étourneau sansonnet). Cette condition est nécessaire mais pas suffisante. Il est probable que la nature des habitats présents alentour ont également un rôle important à jouer dans le maintien de l'espèce, mais peu de choses sont encore établies avec certitude à ce sujet, d'autant que les milieux fréquentés sont très différents à la ville et à la campagne.

Que faire?

Nous pensons qu'il est possible d’intervenir localement sur les facteurs anthropiques de diminution, au moins là où l’espèce est encore présente. C’est pour cela que la LPO a décidé de mettre en place une action en faveur du moineau friquet qui commencera par la réalisation d'une enquête de terrain en 2017, où l’espèce sera recherchée autour des sites connus pour faire l’objet d’observations régulières. Le but sera de localiser précisément l’emplacement des nids utilisés par les oiseaux. Une dizaine de secteurs ont été identifiés comme encore fréquentés par l’espèce en quantité plus ou moins importante. Ils ont été attribués aux bénévoles volontaires pour participer à l’enquête lors de la soirée de préparation qui s’est tenue au local de la LPO Touraine le 6 mars. Voici la liste de ces secteurs:

- Tours agglomération sud

- Tours agglomération nord

- Amboise agglomération et Val d'Amboise de Cangey à Nazelles

- Vallée de la Vienne du Bec des Deux Eaux à L'Île-Bouchard, et vallée du Réveillon

- Gâtine de Montrésor

- Vallée de l'Indre de Monts à Azay-le-Rideau

- Bossée - Sainte-Catherine-de-Fierbois

- Descartes et environs

- Champigny-sur-Veude

Parce que la situation est grave, mais pas désespérée, vous pouvez participer au travail mené cette année par la LPO pour tenter de localiser l’emplacement précis des dernières colonies de moineau friquet de Touraine. Même si vous avez raté la réunion du 6 mars, vous pouvez toujours vous raccrocher à une équipe déjà en place sur l’un des secteurs identifiés, pour un meilleur effort de prospection. Pour cela prenez contact avec Julien Présent, responsable de l’enquête, qui vous redirigera vers l’équipe en charge du secteur qui vous intéresse.

julien.present@lpo.fr

02 47 51 81 84

06 60 22 54 64

Crédit photo: ©Olivier Simon

posté par Julien Présent
 
mercredi 8 mars 2017
Oiseaux
EPOC: Prenez part au nouveau programme participatif de suivi des oiseaux communs

Dès ce printemps, la LPO lance une enquête sur les espèces d’oiseaux communs. En effet, les connaissances sur les tailles de population nationale demeurent approximatives ce qui pose un problème majeur d’autant plus que les statuts de conservation de beaucoup d'espèces se détériorent. Afin de mieux estimer les populations d’oiseaux communs, la LPO, en collaboration avec le Muséum National d’Histoire Naturelle, a développéle protocole EPOC (Estimation des Populations d’Oiseaux Communs) qui s’appuie sur le réseau VisioNature et la saisie par formulaire.

Actuellement, vous récoltez tous les ans des millions de données de qualité qui permettent de réaliser des cartes de répartition fines mais aussi de connaître la phénologie précise de nombreuses espèces. Pour aller encore plus loin, nous vous proposons de privilégier la saisie par formulaire et le protocole EPOC qui permettront d'estimer des effectifs nationaux pour les espèces communes.

Le protocole EPOC se résume en 4 modalités :
- Réalisation d'un point d’écoute fixe de 5 minutes
- Point d’écoute placé selon le choix de l’observateur
- Comptage exhaustif de tous les individus de toutes les espèces détectées
- Différenciation entre individus locaux et individus en transit
 
Aucun réplicat n’est demandé et l’observateur peut réaliser le nombre de points qu’il souhaite.


Deux modes de saisie sont possibles. Le premier avec l'application NaturaList avec un pointage précis des individus détectés. Et le second, depuis l'ordinateur, à partir des notes prises sur le terrain.

Malgré leur ressemblance, le protocole EPOC ne vise en aucun cas à remplacer le programme STOC EPS. Les deux dispositifs sont complémentaires et permettront une couverture renforcée du territoire.

Dans le document ci-joint, en plus du contexte de l’enquête et du protocole EPOC, vous trouverez un tutoriel permettant de saisir facilement vos points d’écoute sur Faune-Touraine.

Merci de votre implication pour une meilleure connaissance de notre avifaune commune.

Crédit photo: ©Pierre Cabard

posté par Julien Présent
 
vendredi 20 janvier 2017
Oiseaux
28 & 29 janvier 2017 : week-end national de comptage des oiseaux des jardins

Pour la cinquième année consécutive, la LPO et le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) vous invitent, les 28 & 29 janvier 2017, à consacrer à 1h à l’observation des visiteurs ailés de votre jardin.

Comptez, comptez, comptez !

Comme chaque année, le protocole est simple, il suffit de compter durant 1h les oiseaux de son jardin, soit le samedi, soit le dimanche.

Cette opération est nationale, vous pouvez participer en pleine ville comme au fin fond de la campagne, sur un petit balcon ou dans un grand jardin, tout seul ou en famille. Il n’est pas nécessaire d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter.

Et cette année, le comptage se fera dans un contexte un peu particulier, car les oiseaux se font rares cet hiver dans les jardins. Vous êtes nombreux à vous inquiéter et à nous signaler la faible quantité, voire l’absence totale d’oiseaux dans vos jardins et cela sur l’ensemble du territoire. Nous espérons donc une grande participation afin d’avoir assez de données pour essayer de comprendre l’origine de ce phénomène. Nous invitons également les personnes qui ont déjà participé l’année passée à participer de nouveau cette année car cela nous apportera des informations supplémentaires.

Comment participer ?

  • Choisissez un jour et un créneau d’observation : samedi 28 ou dimanche 29 janvier, idéalement en fin de matinée, lorsque les températures sont un peu plus chaudes.
  • Choisissez un lieu d'observation : un jardin, un jardinet, une cour conviennent parfaitement ainsi qu’un balcon si des oiseaux le fréquentent. Et si vous ne possédez pas de jardin ce n’est pas grave, vous pouvez effectuer le comptage dans un parc public.
  • Observez et notez durant 1h tous les oiseaux qui fréquentent le jardin. Une fiche d'aide à l'observation rassemblant les principales espèces d'oiseaux qui peuvent y être observées est disponible en téléchargement <<ici>>.
  • Saisissez vos observations sur le site de l'Observatoire des oiseaux des jardinsavant le 28 février 2017. Si vous possédez déjà un compte il vous suffit de vous connecter. Sinon il vous faut vous inscrire. Vous trouverez <<ici>> un document d’aide pas-à-pas pour l’inscription et la saisie de données.

Comment ne pas compter 2 fois le même oiseau ?

Cela peut paraitre difficile, surtout quand les oiseaux font des allers-retours incessants à la mangeoire. La technique la plus simple pour éviter les doubles comptages est la suivante : ne notez que le nombre maximal d’oiseaux de la même espèce observés en même temps.Si vous observez successivement 4 mésanges bleues, puis 2 et enfin 1, ne notez que 4 mésanges bleues et non 7 (4+2+1) !

Qui peut participer ?

Tout le monde ! Il suffit de se munir d’un papier et d’un crayon. N’hésitez pas à photographier les visiteurs ailés de votre jardin, vous pourrez nous les envoyer lors de la saisie de vos observations !

Besoin d’aide ?

Pour tout problème technique (inscription, saisie sur le site…) ou pour l'identification d'un oiseau, l'équipe de l'Observatoire est là pour vous apporter son aide. N'hésitez pas à nous envoyer un mail avec une photo ou une description de votre problème à l'adresse : oiseauxdesjardins@lpo.fr

Document à télécharger :  FichesODJoiseaux-2064-1722.pdf
posté par Benjamin Griard
 
lundi 9 janvier 2017
Oiseaux
Dérèglement climatique : le P’tit Grav’ nous revient maintenant début janvier !

La communauté naturaliste tourangelle est en effervescence depuis qu’une rumeur persistante annonce la sortie imminente d’un nouveau numéro du P’tit Grav’. Les bruits de couloir évoquent un contenu de grande qualité, qui se décomposerait comme suit :

- Synthèse ornithologique des observations de l’année 2014 en Indre-et-Loire

- Première observation du Martinet pâle en Indre-et-Loire

- Première preuve de reproduction du Crabier chevelu en Indre-et-Loire

- Suivi d’une nidification de Martin-pêcheur d’Europe

Plusieurs experts des milieux autorisés s’accordent à dire que si ces on-dit devaient s’avérer fondés, il faudrait passer commande dès à présent pour être sûr d’avoir la chance de décrocher son exemplaire, dont le prix (dérisoire) se maintiendrait semble-t-il à 10 € plus les frais de port.

La LPO Touraine a refusé de répondre à nos questions, arguant de son droit de se réserver la primeur de l’annonce si réellement un tel évènement était en gestation.

Chacun se fera sa propre opinion, mais en tout cas moi je viens d’envoyer à tout hasard un bon de commande à la LPO... Il n’y a pas de fumée sans feu.

Julien Présent

posté par Julien Présent
 
dimanche 23 octobre 2016
Papillons de nuit
Les papillons de nuit ouverts à la saisie.

Vous l'avez longtemps réclamé, votre souhait est exaucé : la saisie des "papillons de nuit" ou Hétérocères, parmi lesquels on trouve toutefois des espèces diurnes, est dorénavant possible sur votre site favori.

Une sélection de 45 espèces visibles de jour pour la majorité est accessible à la saisie pour tous dans un premier temps sur Faune-Touraine.

Il est nécéssaire d'ajouter une photo pour chaque observation ou de fournir une description complète des critères d'identification. Le cas contraire la donnée ne sera pas prise en compte.

En cas de doute préalable ou pour assouvir votre soif inextinguible de connaissance, quelques ouvrages ou sites conseillés :

- Le guide des Papillons nocturnes de France (Roland Robineau)

- Papillons de nuit d’Europe (Patrice Leraut)

- Papillons de France, Guide de détermination des papillons diurnes (Tristan Lafranchis), avec un chapitre consacré aux Zygènes et aux Hétérocères volant de jour

- http://www.lepinet.fr/

- http://www.papillons-fr.net/

- http://www.insecte.org

 

L'équipe Faune-Touraine.org.

posté par Benjamin Griard
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